Crise : Renault est frappé de plein fouet

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Renault, géant de l’automobile française, est frappé de plein fouet par cette crise sans précédent. Une crise dont le principal fautif serait la pandémie de coronavirus ?

Quelque soit la cause, le constructeur français envisage de réduire le nombre de sous-traitants impliqués dans le développement de modèles de sa division ingénierie. Une réduction qui pourrait faire économiser au losange entre 100 millions et 200 millions d’euros (217 millions USD). C’est ce qu’ont indiqué deux sources proches de la société.

En crise bien avant le covid-19

Renault, semble éprouver des difficultés en cette période de crise mondiale, où les ventes sont au plus bas. Cependant, le constructeur éprouvait déjà des difficultés bien avant cette crise sanitaire qui a stoppé la production.

En février dernier, Renault a annoncé son premier bilan négative, et ce, depuis 10 ans. Ceci est sûrement du à la baisse de la demande ainsi qu’une baisse des revenus de son allié japonais Nissan.

A cet effet, la commission européenne a approuvé une garantie de prêt d’environ 5 milliards d’euros (5,4 milliards USD) du gouvernement français à Renault, afin d’atténuer l’impact de la crise. Pour rappel, l’état français détient 15% de Renault.

Dans la lignée d’une stratégie audacieuse

Cette nouvelle mesure de réduction de la sous-traitance, viendrait conforter la politique de réduction des coûts entamé par Renault depuis l’arrivé du PDG Clotilde Delbos (qui a été depuis remplacé par l’ancien patron de Seat, Luca de Meo).

Renault avait déjà annoncé à l’époque, cesser les ventes de ses voitures en Chine tout en procédant à des transfert d’actifs pour le compte du Dongfend Motor Corporation, parallèlement à une mise à jour de la stratégie conjointe avec son allié Nissan.

Des mesures qui devraient économiser au Losange quelque 2 milliards d’euros (2,17 milliards USD) à partir de la mi-mai.

Un ancien cadre de PSA à la baguette

Gilles Le Borgne, ancien directeur de PSA, dirige actuellement le département ingénierie de Renault. Ce dernier est au cœur d’un plan de réduction des coûts en cours d’élaboration.

Ainsi, le nombre de sous-traitants impliqués dans le design des Renault pourrait être réduit à cinq contre une quinzaine actuellement, soit trois fois moins, selon les sources.

Il ne resterait qu’une poignée de gros sous-traitants pour partager environ 80% des besoins. Ceux-ci seraient en mesure de proposer des offres plus larges et plus compétitives.

A indiqué une source

De quoi séduire les exécutives de la marque au losange, qui ne diraient pas non, a une économie substantielle, spécialement en ces temps délicats. Notamment, avec les contraintes et la lourdeur de l’investissement du virage électrique de l’automobile.

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