France : Huit milliards pour l’automobile

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Macron-Valeo

L’automobile française va bénéficier d’un plan de soutien d’une hauteur de 8 milliards d’euros à l’industrie qui compte 400 000 emplois directes.

C’est donc depuis l’usine de Valeo à Etaples dans le Pas-de-Calais, que le chef d’état français a énoncé une série de mesures destiné a secourir la filière automobile française frappé de plein fouet par la crise.

Faire de la France la première nation en Europe

L’ambition est affichée, ce plan de secours, contribuera à traduire les aspirations de la France et faire du pays un leader régional.

Faire de la France la première nation productrice de véhicules propres en Europe en portant à plus d’un million par an, sous cinq ans, la production de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hybrides

Emmanuel Macron
Les trois axes du plan

Le plan de sauvegarde à destination du secteur de l’automobile se décompose en trois axes a expliqué le président français.

En premier lieu, le soutien de la demande, pour que « nos concitoyens achètent davantage de véhicules dans les semaines à venir, et en particulier de véhicules propres ». Le bonus versé à tout particulier acheteur d’un véhicule 100 % électrique passera ainsi de 6 000 euros à 7 000 euros à compter du 1er juin. En ce qui concerne les flottes entreprises et professionnelles (Plus de 50% du marché en 2019), ce même bonus sera porté à 5 000 euros contre 3 000 actuellement.

Deuxième axe, nous en parlions précédemment, c’est la relocalisation de la production en France, notamment pour les véhicules électriques Le président vise donc à maintenir et relocaliser toutes les manufactures des produits hautement technologiques en France, au moment ou Renault a donné son feu verts pour la construction du Captur E-Tech à l’usine de Valladolid en Espagne.

Troisième et dernier axe, l’état, en créant un fond de modernisation de 200 millions d’euros, compte aider la transformation industrielle et numérique des constructeurs. La Digitalisation est donc à l’ordre du jour dans un secteur où tout reste à faire, surtout après l’apparition de la pandémie qui a confiné le monde entier.

Renault, plus grand bénéficiaire

Le constructeur Français souffre, et la crise a frappé le Losange et l’a mise dans la tourmente quant à un avenir à moyen terme.

L’état vole donc au secours de son constructeur historique, avec un prêt de 5 milliards d’euros.

Par ailleurs, et en échange de ce prêt, Renault doit se conformer à un certain nombre de conditions, notamment en ce qui concerne les usines de Maubeuge et de Douai.

Pour rappel, le gouvernement qui détient 15% du capital de Renault, avait reçu Jean-Dominique Sénard, PDG du Groupe Renault. Ce dernier devra dévoiler vendredi un plan d’économies de deux milliards d’euros comme l’a été reporté précédemment sur notre site.

Néanmoins, ce plan, est assez agressive et vise a supprimer encore plus de 5.000 postes en France d’ici 2024 (10% de la main-d’oeuvre française), principalement justifiés par des départs à la retraite sans remplacement des ressources concernés.

Renault a donné des gages sur le maintien en France d’activités à valeur ajoutée comme l’assemblage, à Cléon, d’un nouveau moteur électrique destiné aux trois partenaires de l’Alliance (Renault, Nissan, Mitsubishi), mais aussi le rapatriement à Douai de l’assemblage de véhicules qui avait lieu hors de France

Le Figaro

Selon le même quotidien, Renault devrait généraliser le travail à distance pour ses activités de conception, afin de réduire les coûts.

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