Renault : La marque pourrait disparaître

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Renault-Zoe

Renault : Le ministre des Finances est clair, le Losange peut faire faillite si aucune aide financière ne lui est apporté.

En ce moment même, l’avenir de Renault est engagé et se trouve dans la tourmente.

Alors que la marque devrait publier un plan sortie de crise le 28 mai prochain, la situation fait couler beaucoup d’ancre, et le losange est frappé de plein fouet.

Renault pourrait donc être contrainte à mettre la clé sous la porte si aucune aide extérieur ne lui parvient selon le ministre français.

Le gouvernement hausse le ton

En fin de semaine dernière, nous vous avions publié une série de mesure dans le cadre d’un plan de réduction des coutes qui permetterait à Renault d’économiser 2 milliards d’euros. Parmi ces mesures -cités depuis le Canard Enchainé– nous avions parler de fermeture de quatres usines, Dieppe, Choisy-le-Roi, la Fonderie de Bretagne ainsi que l’usine des Flins.

Cela a vraissemblablement déclenché une vague de colère auprès du gouvernement français, actionnaire à hauteur de 15% au sein de Renault.

Flins ne doit pas fermer. Nous attendons maintenant les propositions globales du président Jean-Dominique Senard sur son plan pour l’alliance (Renault-Nissan) et son plan pour Renault

Bruno Le Maire au micro d’Europe 1

Nous serons extrêmement attachés, voire intransigeants, à la préservation des sites en France. Si Renault est une entreprise mondiale, « a marque française est évidente

Edouard Philippe au Sénat

Le ton est donné, Renault doit clairement se passer du chapitre fermeture d’usine, si les dirigeants veulent bénéficier des 5 milliards d’euros prêté par l’état français, et d’ores et déjà approuvé par l’Union Européenne.

Pour rappel, l’usine des Flins dans les Yvelines, emploie actuellement 2600 salariés afin d’assembler la Zoé et la Nissan Micra dans le cadre de l’alliance Renault-Nissan-Mitrsubishi.

Renault-Flins
Discussion toujours en cours

Le losange ne s’en sortira pas facilement vraisemblablement.

Le prêt salvateur de l’état français n’a pas encore été signé selon le ministre des finances, qui prend son temps, au moment où le partenaire Nissan prévoit de supprimer des milliers d’emplois supplémentaires dans le monde.

Ce qui nous paraît important, c’est de savoir quelle est la stratégie de long terme de Renault. […] Comment est-ce qu’ils nous garantissent que demain, les véhicules électriques seront localisés en France ?

Trois conditions de l’état

Afin de soutenir les constructeurs automobile, dont Renault. L’état français a signifier a ces derniers trois conditions Sine Qua Non, à savoir, Prendre le virage électrique, respecter la sous-traitance, localiser les activités haute-technologie en france.

Nous demandons aux constructeurs de prendre des engagements dans trois directions : le véhicule électrique, le respect de leurs sous-traitants et la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées. Toutes les aides que nous apportons aux entreprises doivent être orientées dans ces deux directions : la décarbonation de l’économie française et l’amélioration de sa compétitivité

Pour rappel le Losange avait déjà annoncé l’été dernier son intention de supprimer 12 500 emplois d’ici mars 2023. Un nouveau plan de redressement porterait cette réduction à 20 000 emplois désormais, soit 15% des effectifs mondiaux.

C’est donc à cet effet que le gouvernement a haussé le ton. Renault sait donc à quoi s’en tenir. Pour autant, le constructeur, pourra-t-il honorer toutes ses conditions ? Une question de vie ou de mort !

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